D. H. Lawrence

Psychanalyse et inconscient

Chapitre II

Ressort incestuel
et idéalisme


Traduit de l’anglais par Aymeric Masson  ·  © 2026

Il est évident que nous ne pourrons retrouver notre assise morale tant que nous ne serons pas parvenus, d’une manière ou d’une autre, à déterminer la véritable nature de l’inconscient. Le mot inconscient lui-même n’est qu’une définition par négation et n’a aucun sens positif. Sans aucun doute, Freud le préfère pour cette raison précise. Il rejette subconscient et préconscient, car ces termes impliqueraient une forme de conscience naissante, une demi-conscience obscure qui précède l’accès à la conscience mentale. Or, par inconscient, il n’entend rien de tel. Il cherche plutôt à désigner, pensons-nous, ce qui se dérobe à la conscience, ce qui, dans la psyché, se rétracte loin de la conscience mentale. Son inconscient est, si nous comprenons bien, cette part de la conscience humaine qui, étant d’essence mentale – c’est-à-dire purement idéale – refuse de se laisser reconnaître pleinement, refuse de s’exposer à une pleine reconnaissance ; elle se replie alors dans les régions affectives, où elle agit comme un agent secret, inavoué, non reconnu, puissant – et le plus souvent destructeur. C’est donc toute la substance même de nos refoulements qui constitue notre inconscient.

La question est la suivante : un refoulement est-il une impulsion primordiale dont l’accomplissement a été empêché, ou bien une idée dont nous refusons la mise en acte ? Un refoulement est-il une impulsion passionnelle refoulée, ou bien une idée que nous supprimons et refusons de mettre en pratique – voire même que nous refusons absolument de reconnaître comme nôtre : une idée désavouée, mise au ban, qui subsiste rebelle et hors-la-loi ?

L’homme peut inhiber ses véritables impulsions passionnelles et produire ainsi un dérèglement dans sa psyché. C’est aujourd’hui un truisme, et nous sommes reconnaissants à la psychanalyse d’avoir contribué à le faire admettre. Mais l’homme peut faire davantage que cela. Se trouvant dans une sorte de cul-de-sac émotionnel, il peut en venir à déduire, à partir de ses prémisses émotionnelles et passionnelles, des conclusions qui ne sont nullement émotionnelles ni passionnelles, mais simplement logiques, abstraites, idéales. Ainsi, un homme se découvre incapable de se réaliser dans le mariage. Il reconnaît que l’attachement émotionnel, voire passionnel, qu’il éprouve pour sa mère est plus profond qu’il ne pourrait jamais l’être pour une épouse. Cela le rend malheureux, car il sait que la communion passionnelle n’est pas complète si elle n’est pas aussi sexuelle. Il possède toute une substance de passion sexuelle qu’il ne peut transférer à une épouse. Il ressent un amour profond pour sa mère. Enfermé entre les murs d’une passion torturée et toujours croissante, il lui faut trouver une issue, sous peine de tomber dans l’abîme de la folie et de la mort. Quelle est alors la seule issue possible ? Chercher dans les bras de la mère le refuge qui ne s’offre nulle part ailleurs. Et c’est ainsi que naît le ressort-incestuel. Toutes les laborieuses explications des psychanalystes sont donc superflues. Le ressort incestuel est une déduction logique de la raison humaine, qui recourt à cette extrémité ultime pour se sauver elle-même. Pourquoi la raison humaine est-elle ainsi en péril ? C’est là une autre histoire. Pour l’instant, nous ne faisons qu’examiner l’origine du ressort incestuel.

Conclure logiquement à l’inceste est, bien entendu, une décision capitale pour l’âme humaine, une décision qui touche les centres passionnels les plus profonds. Elle éveille une opposition instinctive très profonde. C’est pourquoi elle doit être tenue secrète jusqu’à ce que cette opposition s’use ou finisse par céder sous l’effet du raisonnement. D’où le refoulement, puis l’ultime dévoilement.

Nous voyons ici à l’œuvre le mécanisme secret de l’idéalisme. Par idéalisme, nous entendons la mise en mouvement des grandes sources affectives au moyen d’idées dérivées de la conscience mentale. Tel est, par exemple, le cas du ressort incestuel : celui-ci est d’abord et avant tout une déduction logique opérée par la raison humaine, fût-ce inconsciemment ; puis il est introduit dans la sphère affective et passionnelle, où il sert dès lors de principe d’action.

Cette mise en mouvement de la sphère passionnelle à partir d’un idéal constitue le péril ultime pour la conscience humaine. C’est la mort de toute vie spontanée et créatrice, remplacée par un principe mécanique.

Il est évident que l’idéal devient un principe mécanique si l’on fait de lui le ressort immuable de l’âme affective. Confier à l’idéal le contrôle de l’âme passionnelle revient purement et simplement à l’imposer comme principe-machine absolu. Or, comme nous le savons, la machine est l’entité active du monde matériel. Ainsi, on comprend que, finalement, l’idéalisme pur se confond avec le matérialisme pur, et que les peuples les plus idéalistes sont aussi les plus entièrement matérialistes. Idéalisme et matérialisme sont identiques. L’idéal n’est rien d’autre que le dieu dans la machine – le petit principe-machine immuable qui actionne la psyché humaine de façon automatique.

Nous sommes désormais aux derniers stades de l’idéalisme. Et seule la psychanalyse possède le courage nécessaire pour nous guider à travers ces stades ultimes. L’identification de l’amour avec le sexe, la nécessité absolue de l’accomplissement par l’amour : voilà nos idéaux immuables. Il nous faut réaliser ces idéaux jusqu’à leur extrême conséquence. Et c’est ce qui nous conduit, finalement, à l’inceste, voire au culte-incestuel. Nous n’avons pas d’autre choix, tant que ces idéaux demeurent.

Pourquoi ? Parce que l’inceste est la conclusion logique de nos idéaux, lorsque ces idéaux doivent se traduire dans la sphère passionnelle. Et l’idéalisme n’a aucune échappatoire à la logique. Une fois que l’homme s’est façonné selon la forme d’un certain idéal, il ira jusqu’à toutes les extrémités logiques plutôt que d’abandonner la substance même de son idéal. Non : il faut quelque grand cataclysme pour l’abattre et détruire tout l’édifice de sa vie avant que ne soit détruit le principe-moteur de son idéal dominant. D’où la psychanalyse comme avant-garde de la science, l’évangile de la dernière liberté idéale. Car il y a, bien sûr, une grande fascination dans un idéalisme parfaitement réalisé. L’homme est alors le maître de son propre destin, le capitaine de son âme.1 Mais mieux vaudrait dire : le conducteur de la machine. Car, en vérité, il n’est rien de plus que le petit dieu dans la machine, ce maître du destin. Il a inventé ses propres principes automatiques, et il se fait fonctionner lui-même selon eux, comme un petit mécanicien au cœur de la machine.

Mais idéal ou non, nous sommes tous entre le puits et le pendule2 – ou entre des murs de métal chauffés à blanc, selon le cas. Si nous refusons le pis-aller freudien comme moyen d’évasion, il nous faut néanmoins trouver quelque autre issue. Car nous voilà tous pris au piège dans un coin, sans pouvoir ni même savoir au juste comment nous accomplir passionnellement, comment parvenir à l’accomplissement de notre véritable nature. Nous ne connaissons pas la voie de l’accomplissement. Si la psychanalyse a découvert l’inceste, nous ne saurions guère lui en faire reproche.

Nous savons toutefois ceci : pousser l’idéal plus loin encore ne nous servira absolument à rien. Il nous faut en réalité revenir à notre propre inconscient. Mais non pas à l’inconscient qui n’est que le reflet inversé de notre conscience idéale. Nous devons découvrir, si nous le pouvons, le véritable inconscient, là où la vie bouillonne en nous avant toute activité mentale. La première effervescence de vie en nous, innocente de toute altération mentale – voilà l’inconscient. Il est primordial, nullement idéal. Il est l’origine spontanée à partir de laquelle il nous appartient de vivre.

Qu’est donc le véritable inconscient ? Ce n’est pas une ombre projetée par la conscience mentale. C’est le ressort-vital spontané présent dans chaque organisme. Où commence-t-il ? Il commence là où commence la vie. Mais cela reste trop vague. Il ne sert à rien de parler de la vie et de l’inconscient comme formant un seul bloc. Il est possible de parler ainsi de l’électricité, parce que l’électricité est une force homogène, concevable indépendamment de toute incorporation. Mais la vie est inconcevable comme une généralité. Elle n’existe que dans les êtres vivants. Ainsi la vie commence – aujourd’hui comme toujours – dans un être vivant individuel. Dans le commencement de l’être vivant individuel se trouve le commencement de la vie, chaque fois et toujours ; et la vie n’a pas d’autre commencement que celui-là. Toute tentative de généralisation supplémentaire nous entraîne simplement au-delà de la considération de la vie, dans la région de l’uniformité mécanique. C’est ce que révèlent les cosmogonies des religions orientales.

Le commencement de la vie réside dans le commencement du premier être individuel. Si vous le souhaitez, vous pouvez tenir pour premier individu ce fragment nu de protoplasme unicellulaire. Du point de vue mental, dans la limite du concevable, il est le premier. Ainsi pouvons-nous dire que la vie commence dans le premier organisme unicellulaire nu. Et là où commence la vie, l’inconscient commence aussi. Mais prenez garde : ce premier organisme unicellulaire nu est un individu. C’est un individu spécifique, et non une unité mathématique, telle une unité de force.

Là où commence l’individu, la vie commence. Les deux sont inséparables : la vie et l’individualité. Et de même, là où commence l’individu, l’inconscient – qui est le ressort-vital spécifique – commence aussi. Nous cherchons à remonter l’inconscient jusqu’à sa source. Et nous découvrons que cette source, chez tous les organismes supérieurs, est le premier ovule à partir duquel se développe un organisme individuel. Au moment de la conception, lorsque le noyau mâle procréateur fusionne avec le noyau du germe femelle, à cet instant surgit dans l’univers une nouvelle unité de vie, de conscience. N’est-ce pas l’évidence même ? L’inconscient n’a pas d’autre source que celle-ci : le premier noyau fusionné de l’ovule.

Il est vain de parler de l’inconscient comme s’il était une force homogène à l’instar de l’électricité. On ne peut aborder l’inconscient qu’en reconnaissant que, dans chaque organisme individuel, une nature individuelle, une conscience individuelle, est spontanément créée au moment de la conception. Nous disons bien créée. Et nous entendons par là qu’elle apparaît spontanément dans l’univers, à partir de rien. Ex nihilo nihil fit.3 Il est vrai qu’un individu est aussi engendré. Nous comprenons le processus de génération comme la fusion de deux noyaux, mâle et femelle. Et de ce processus de génération, nous pouvons légitimement attendre une nouvelle unité, selon la loi de cause à effet. Comme résultat naturel ou automatique du processus de génération, nous pouvons attendre une nouvelle unité d’existence. Mais la nature de cette nouvelle unité doit dériver, par la même loi, des natures des parents. Or c’est précisément cela que nous nions. Nous nions que la nature d’un être nouveau dérive des natures de ses parents. La nature de l’enfant ne procède pas des natures de ses parents. La nature de l’enfant n’est pas une simple permutation et combinaison nouvelle d’éléments contenus dans les natures des parents. Il y a dans la nature de l’enfant quelque chose d’absolument inconnu dans les natures de ses parents, quelque chose qui ne pourrait jamais être dérivé des natures de tous les individus existants ou antérieurs. Il y a dans la nature de l’enfant quelque chose d’entièrement nouveau, indérivé, indérivable, quelque chose qui est, et qui demeurera à jamais, sans cause. Et ce quelque chose, c’est la réalité inanalysable, indéfinissable de l’individualité. À chaque fois, au moment de la conception de tout organisme supérieur, une nature individuelle surgit incompréhensiblement dans l’univers, de nulle part. Même en admettant tout le processus de cause à effet de la génération et de l’évolution, l’individu n’en reste pas moins inexpliqué. L’unité individuelle de conscience et d’être qui, à la conception de tout organisme supérieur, vient au monde par pure création, par un processus non susceptible d’être compris, un processus qui se déroule hors du champ de la compréhension mentale, là où cette faculté, définitivement limitée, ne peut avoir – et n’a pas – d’existence.

Cette nature de l’être individuel, créée sans cause, n’est autre que l’ancien mystère de la nature divine de l’âme. La religion avait raison, et la science a tort. Toute créature individuelle possède une âme, une nature individuelle spécifique dont l’origine ne saurait être trouvée dans quelque processus de cause à effet que ce soit. Le rapport de cause à effet ne suffit pas à expliquer même l’individualité d’un simple pissenlit. Il n’existe aucune cause assignable, aucune raison logique, à l’individualité. Bien au contraire, l’individualité apparaît en dépit de toute loi scientifique, en dépit même de la raison.4

Ayant établi tout cela, nous pouvons véritablement aborder l’inconscient. Par inconscient, nous souhaitons désigner cette nature essentielle et unique de toute créature individuelle, qui est, de par sa nature même, inanalysable, indéfinissable, inconcevable. Elle ne peut être conçue ; elle ne peut qu’être éprouvée, dans chaque cas singulier. Et étant inconcevable, nous l’appellerons l’inconscient. À vrai dire, le mot âme conviendrait mieux. Par inconscient, nous entendons bien l’âme. Mais le mot âme a été vicié par l’usage idéaliste, au point de ne plus désigner aujourd’hui que ce qu’un homme conçoit de lui-même. Or ce qu’un homme conçoit de lui-même est quelque chose de fort différent de son véritable inconscient. Nous devons donc renoncer au mot idéal d’âme.

Si, toutefois, l’inconscient est inconcevable, comment pouvons-nous le connaître en quoi que ce soit ? Nous le connaissons par l’expérience directe. La meilleure part de la connaissance est inconcevable. Nous connaissons le soleil. Mais nous ne pouvons le concevoir, à moins d’accepter quelque théorie sur les gaz en combustion, ou quelque autre principe absurde de cause à effet. Et même si nous avons une conception mentale du soleil comme sphère de gaz embrasé – ce qu’il n’est certainement pas –, nous sommes tout aussi loin de savoir ce qu’est l’embrasement. La connaissance est toujours affaire d’expérience totale, ce que saint Paul appelle connaître pleinement,5 et jamais simplement affaire de conception mentale. Tel est bien, en effet, le propre de toute connaissance pleine : elle réside principalement dans l’inconscient, sa traduction mentale ou consciente n’en étant qu’une sorte d’extrait ou d’ombre.

Il nous est nécessaire de connaître l’inconscient, ou nous ne pouvons vivre, tout comme il nous est nécessaire de connaître le soleil. Mais nous n’avons pas besoin d’expliquer l’inconscient, pas plus que nous n’avons besoin d’expliquer le soleil. Nous n’en sommes capables ni dans un cas ni dans l’autre, de toute façon. Nous connaissons le soleil en le contemplant, en observant ses mouvements et en ressentant les variations de sa puissance. Il en va de même avec l’inconscient. Nous l’observons dans toutes ses manifestations, dans ses incarnations successives. Nous l’observons dans tous ses processus et dans ses évolutions insondables, et c’est tout cela que nous enregistrons.

Car bien que l’inconscient soit le principe créateur, et que, comme l’âme, il échappe dans sa totalité à toute loi de cause à effet, il suit néanmoins, dans ses processus d’auto-réalisation, les lois de cause à effet. Les processus de cause à effet font en réalité partie du déploiement de cette auto-réalisation incompréhensible de l’inconscient individuel. Les grandes lois de l’univers ne sont rien de plus que les habitudes fixées de l’inconscient vivant.

Ce que nous devons faire, c’est tenter de tracer plus avant les habitudes du véritable inconscient, et, par la reconnaissance mentale de ces habitudes, briser les limites que nous avons imposées au mouvement de l’inconscient. Car tout l’enjeu du véritable inconscient est qu’il avance en permanence, au-delà de ses propres lois ou habitudes fixées. Il ne sert à rien de tenter de superposer une nature idéale à l’inconscient. Nous devons tenter de reconnaître sa véritable nature, puis laisser l’inconscient lui-même susciter un mouvement nouveau et un être nouveau – le progrès créateur.

Ce dont nous souffrons aujourd’hui, c’est de la restriction de l’inconscient à l’intérieur de certaines limites idéales. Plus nous imposons de force l’idéal, plus nous rompons le mouvement authentique. Une fois que nous pouvons admettre la présence connue, bien qu’incompréhensible, de l’inconscient intégral ; une fois que nous pouvons le retrouver en nous-mêmes jusqu’à sa source et suivre ses premiers mouvements révélés ; une fois que nous savons comment il se déploie habituellement ; une fois que nous pouvons déterminer scientifiquement en nous ses lois et ses processus : alors enfin nous pouvons commencer à vivre à partir de l’impulsion spontanée initiale, au lieu de vivre selon les principes-machines morts des idées et des idéaux. Il existe toute une science de l’inconscient créateur, de l’inconscient dans ses activités loi-respectantes. Et de cette science nous ne connaissons pas même le premier terme. Pourtant, lorsque nous savons que l’inconscient apparaît par création, comme une réalité individuelle nouvelle dans chaque cellule-germe nouvellement fécondée, alors nous connaissons le tout premier élément de cette science nouvelle. Mais nous avons besoin d’une grâce supra-scientifique pour que nous puissions admettre ce premier nouvel élément de connaissance. Cela suppose que la science abandonne sa position intellectualiste et embrasse l’antique sensibilité religieuse. Mais elle n’en devient pas moins scientifique pour autant : elle ne fait qu’atteindre enfin la complétude de la connaissance.

Notes

1. Allusion au poème Invictus (1875) de William Ernest Henley : « I am the master of my fate, I am the captain of my soul. » Lawrence cite ces vers ironiquement, comme emblème de l’idéalisme triomphant.
2. Référence à Le Puits et le Pendule (1842) d’Edgar Allan Poe, récit d’un prisonnier torturé entre deux instruments de mort. Lawrence l’invoque comme métaphore de l’impasse psychique.
3. « Rien ne vient de rien », traduction latine d’une formule de Parménide : οὐδὲν ἐξ οὐδενός. Cf. Persius (34–62 ap. J.-C.), Satires, III : « De nihilo nihilum. » Lawrence cite l’adage pour mieux le retourner : l’individu surgit précisément ex nihilo, contre toute logique causale.
4. Lawrence renvoie ici implicitement au débat philosophique entre déterminisme scientifique et irréductibilité de l’individu, central dans sa pensée et développé plus longuement dans Fantaisie de l’inconscient (1922).
5. Lawrence paraphrase librement 1 Corinthiens 13:12 dans la version King James : « now I know in part; but then shall I know even as also I am known. » Il en tire l’idée d’une connaissance pleine et entière, par opposition à la connaissance partielle que permet seule la conscience mentale.